1ère lecture : Condamné à mort, Jérémie est finalement acquitté (Jr 26, 11-19)

Lecture du livre de Jérémie

À la porte du Temple, les prêtres et les prophètes dirent aux chefs et à tout le peuple à propos de Jérémie : « Cet homme mérite la mort, car il a prophétisé contre cette ville ; vous l'avez entendu de vos oreilles. »
Jérémie répondit, en s'adressant à tous les chefs et à tout le peuple : « C'est le Seigneur qui m'a envoyé prophétiser contre ce Temple et contre cette ville, et dire toutes les paroles que vous avez entendues.
Et maintenant, changez de route, conduisez-vous bien, écoutez l'appel du Seigneur votre Dieu ; alors il renoncera au malheur qu'il a décrété contre vous.
Quant à moi, me voici entre vos mains, faites de moi ce qui vous semblera bon et juste.
Mais sachez-le bien : si vous me faites mourir, c'est d'un sang innocent que vous allez vous charger, vous-mêmes et cette ville et tous ses habitants. Car c'est vraiment le Seigneur qui m'a envoyé prononcer toutes ces paroles pour que vous les entendiez. »
Alors les chefs et tout le peuple dirent aux prêtres et aux prophètes : « Cet homme ne mérite pas la mort, car c'est au nom du Seigneur notre Dieu qu'il nous a parlé. »
Quelques-uns des anciens du pays se levèrent pour dire à toute l'assemblée du peuple :
« Michée, qui était prophète au temps d'Ézékias, roi de Juda, dit à tout le peuple de Juda : 'Ainsi parle le Seigneur de l'univers : Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un tas de ruines, et la montagne du Temple, un haut lieu envahi par la forêt.'
Est-ce que le roi de Juda, Ézékias, et tout son peuple l'ont fait mourir ? Est-ce qu'ils n'ont pas craint le Seigneur, est-ce qu'ils ne l'ont pas supplié, si bien que le Seigneur a renoncé au malheur dont il les avait menacés ? Et nous, nous irions nous charger d'un si grand crime ? »

Psaume : Ps 68, 15a-16, 30-31, 33-34

R/ C'est le temps de ta grâce : mon Dieu, exauce-moi.

Seigneur, tire-moi de la boue, 
q
ue les flots ne me submergent pas,
que le gouffre ne m'avale, 
que la gueule du puits ne se ferme pas sur moi.
 

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
 
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
 

Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
 
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n'oublie pas les siens emprisonnés.

Evangile : Hérode et Jésus. La passion de Jean Baptiste (Mt 14, 1-12)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.